Et de cinq! Après la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne, Chypre est devenu samedi le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d’un plan d’aide international, sauf que cette fois-ci un tabou est tombé; les épargnants, petits et gros, retraités anglais, oligarques russes et travailleurs chypriotes, seront aussi mis à contribution par le truchement d’une « taxe » (9,9% sur les dépôts bancaires supérieurs à 100.000 euros et de 6,75% en deçà). Le choc pour les citoyens chypriotes et pour les observateurs ne vient pas tant de la mesure en elle-même mais du passage à l’acte, beaucoup ont cru que les exigences, de l’Allemagne et du FMI, d’une participation des déposants à l’effort n’était que de l’esbroufe à l’attention des médias ou des électeurs.
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Tag: Crise de l’euro
Sauvetage de Chypre: Pourquoi le tabou de la protection des dèpôts a-t-il été brisé?
Debtocracy: La crise grecque pour les nuls…par des manipulateurs
Hier soir, dans un grand élan d'ouverture d'esprit mais aussi par esprit de curiosité, je me suis astreint à un exercice d’autoflagellation pour le libéral que je suis; j'ai regardé Debtocracy.
La crise de l’euro: des dettes et des taux
Voici une page proposant "en live" les taux d'intérêt de la dette publique cotées sur les marchés de quelques pays européens phares. J'ai repris une idée d'Olivier Berruyer qui lui-même l'avait "honteusement reprise !" de Discotonio sur Aux infos du nain. Je ne sais pas qui a dit le premier que l'Homme n'invente rien, il ne fait que reprendre des idées et les améliorer, mais voici donc ma pierre à l'édifice.
J'ai voulu faire plus concis, plus global et plus synthétique (et aussi plus esthétique..mais les goûts et les couleurs) que mes illustres prédécesseurs. Ainsi j'ai opté pour une présentation tabulaire qui facilite les comparaisons, j'ai ajouté le niveau global de la dette publique (dette aux sens de Maastricht + engagements sur les retraites des fonctionnaires) et son évolution future (uniquement au sens de Maastricht) pour placer les taux d’intérêt dans un contexte économique global en particulier en montrant la soutenabilité de la dette et sa tendance à court terme. J'ai par contre, dans un soucis de lisibilité, fait l'impasse sur certains pays qui ne me paraissent pas clé (Finlande, Autriche…) car petits et ne rencontrant pas de problème de dette.
J'ai ancré en deuxième partie un graphique, avec Google stat comme source, représentant l'évolution de la dette de quelques pays européens significatifs pour mieux visualiser le chemin parcourus par ces pays.
Tous les chiffres indiqués en rouge sont cliquables et ouvrent un lien sur le site de Bloomberg (site d'information et de cotations financiers). J'ai choisi cette méthode par défaut car il n'est pas possible (à ma connaissance) de charger directement les chiffres de ce site sur un blog (mais si quelqu'un à une astuce je suis preneur).
Retour triomphal de l’Irlande sur les marchés; La rigueur cela marche!
Sommet européen: Comment Hollande s’est fait rouler dans la farine par Mario, Mariano, Angela et les autres
Le énième sommet de la dernière chance qui s'est tenu à Bruxelles les 28 et 29 juin 2012 a quelque chose de singulier; il fait l'objet d’éloges quasi unanimes des observateurs avertis et autorisés à s'exprimer dans les médias.
Les politiques de gauche louent l'intelligence tactique de Hollande quand ceux de droite revendiquent la paternité de ces accords en expliquant que c'est l’aboutissement d'un long travail en amont de leur ancien champion Sarkozy. Les économistes de gauche se félicitent d'un retour en grâce du keynésianisme quand ceux de droite y voient la planche de salut du capitalisme. Les europhiles sautent comme des cabris à l'annonce d'un fédéralisme renforcé quand les europhobes…se taisent. (hommes politiques de droite comme de gauche, la plupart des économistes et les journalistes).
Dette souveraine à taux d’intérêts négatifs: pas si dingue qu’il n’y parait
Le club des pays qui empruntent avec des taux négatifs compte un membre de plus depuis cette semaine, le Danemark, qui vient rejoindre l'Allemagne et la Suisse. Copenhague est parvenu à placer pour 3,35 milliards de couronnes danoises (environ 567 millions d'euros) d'obligations à échéance 2014 au taux de -0,08% quand au même moment un autre royaume, celui d'Espagne, devait concéder 5,10% pour la même échéance. Pour un même investissement de 10.000 euros, le Trésor espagnol devra débourser 10.765 euros dont 765 euros d’intérêts alors que son confrère danois ne remboursera qu'environ 9.988 euros soit 12 euros de moins que ce qu'il a reçu, le monde à l'envers.








Les Coulisses de Bruxelles de Jean Quatremer spécialiste de l'UE.
Telos. Des articles inédits par de grandes signatures.
maitre-eolas.fr, le journal d'un avocat. Le droit expliqué avec rigueur.
Démystifier la finance de Georges Ugeux, banquier belge installé à New York.
Les-Crises.fr d'Olivier Berruyer. Un économiste singulier.
Captain economics, le blog d'un doctorant en finance.
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